ÉPICTÈTE : CE QUI DÉPEND DE NOUS ET CE QUI NE DÉPEND PAS DE NOUS, 1

TROIS NOTIONS AU MOINS SONT NÉCESSAIRES POUR COMPRENDRE LE STOÏCISME.

En premier lieu la notion de Cosmos, j’ai déjà traité ce sujet : https://www.youtube.com/watch?v=GZ_OseKTYro&t=24s

En second lieu c’est la notion de ce qui dépend de nous et de ce qui ne dépend pas de nous c’est le thème du présent article. En troisième lieu, une notion capitale c’est le Non-Destin chez les stoïciens. J’ai bien dit Non-Destin et non pas Destin. En fait la notion de Destin n’existe pas chez les stoïciens, ce qui existe chez eux ce sont les événements à venir. Ce sera le thème de mon prochain article.

DES CHOSES DÉPENDENT DE NOUS ET D’AUTRES NE DÉPENDENT PAS DE NOUS

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STOÏCIENS : LE NON-DESTIN, OÙ LE DESTIN MAÎTRISÉ 2

Le destin, un concept inexistant chez les stoïciens.

Une étude approfondie des pensées pour moi-même de Marc-Aurèle et du manuel d’Épictète, nous montre que le concept de destin n’existe pas chez les stoïciens. Ce qui survient, ce qui touche les êtres humains, s’inscrit dans la globalité d’événements qui s’intriquent les uns avec les autres. Cette vision globale qui inclut tout, y compris ce que nous pourrions appeler destin, est très difficile à comprendre. Tout se passe comme si les stoïciens voulaient contrôler tous les événements passés, présents, et mêmeà venir. Ils sont, de ce point de vue, à l’image des divinités auxquelles ils croient. Ainsi, du haut de l’Olympe, les dieux tels que Zeus et tous les autres, ont une vision de ce qui se passe sur terre, une vision où ils ont une vue globale incluant l’avenir futur. Et c’est ce qui se passe pour les stoïciens.

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STOÏCIENS : LE NON-DESTIN, OÙ LE DESTIN MAÎTRISÉ 1

Lorsqu’on aborde une civilisation aussi sophistiquée et complexe que celle des stoïciens, il est important d’accorder une importance capitale à la signification des mots. On dit des stoïciens, et c’est là un préjugé strictement faux, qu’ils sont des béni-oui-oui du destin, des résignées face à l’adversité. On se base sur cela sur le fait que le stoïcisme nous demande d’accepter et d’aimer les événements qui nous accablent même s’ils sont fâcheux tels que la perte d’un enfant, une amputation.

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EN BREF : STOÏCISME ET COSMOS

Le Cosmos est l’élément majeur, l’élément fondateur de toute la pensée des stoïciens. Le Cosmos que nous appellerons également La Nature, englobe tout ce qui existe sur la terre : forêts avec leurs animaux, montagnes, mers, êtres humains.

Il englobe de même tout ce qui est en dehors de la terre tels que le ciel, les étoiles, le soleil, la lune. C’est donc l’univers dans son intégralité. Cette notion de Cosmos, de Grande Nature ne doit être comprise ni au sens religieux, ni au sens astronomique, ni au sens scientifique. En réalité, les stoïciens avaient une conception de cette Grande Nature, de ce Cosmos propre à leur civilisation et à leur époque. Cette conception s’est malheureusement perdue. Notre incapacité à appréhender comment les stoïciens concevaient le Cosmos a pour conséquence que les jugements que nous portons sur eux sont basés sur nos connaissances contemporaines. Ce qui nécessairement implique une vision fausse de cette belle civilisation perdue.

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LA NAISSANCE DU STOÏCISME

Classiquement, on attribue à Zénon de Kition la paternité du stoïcisme. On ne le confondra pas avec Zénon d’Élée à qui on attribue des paradoxes. Ains, d’après Zénon d’Élée, Achille ne rattraperait jamais une tortue. Puisque, à chaque fois qu’Achille aura parcouru la moitié du chemin qui le sépare de la tortue, celle-ci aura parcouru une petite distance. Une fois que Achille aura parcouru une autre moitié du chemin qui lui reste, la tortue aura parcouru également une autre distance. Et ainsi de suite, Achille aura toujours à parcourir une moitié de la distance qui le sépare de la tortue. De cette façon Achille ne pourra jamais atteindre la tortue. Zénon d’Élée extrapole ce raisonnement à une flèche qui ne pourra jamais atteindre une cible. Zénon d’Élée a été suffisamment malin pour ne pas faire l’expérience avec la flèche et servir de cible. La flèche l’aura transpercé à coup sûr. Si je donne cet exemple d’un autre philosophe de la même époque, c’est pour marquer la différence entre une grande pensée d’une grande profondeur, et une pensée trompeuse.

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LA BELLE AVENTURE DES STOÏCIENS, ET DU STOÏCISME 01

Bonjour et bienvenue dans pensée des temps présents, à la narration ECLAIRCAT. Le sujet de ce soir, les préliminaires avant d’aborder le stoïcisme à travers de courtes vidéos .C’était une grande civilisation, une belle aventure de la pensée, une épopée grandiose à l’origine de la civilisation occidentale. Bien que l’odyssée des stoïciens se fut achevée avec l’avènement du christianisme, et malgré les siècles, la pensée des stoïciens est toujours présente.

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LE PETIT CHAT EST MORT ÉPISODE 16 : BÉNI-OUI-OUI, HORODATEUR, ET TAULARD-GÉOMÈTRE

Hier, j’ai fait un cauchemar. J’étais tout seul dans le salon, allongé sur la carpette, en train de ronronner. Mon petit chat, quant à lui, depuis quelques soirées, ne fume plus ma pipe, ne revêt plus mes pantoufles, ne lit plus mon journal avec mes lunettes, et ne regarde plus ma télévision. Je crois qu’il lit en cachette la psychanalyse de Freud.

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LA RUMEUR

La rumeur est une sorte de bug, d’accident qui fait qu’un événement qui aurait dû rester banal se transforme en information qui prend des proportions non seulement colossales, mais également irrationnelles. La chose est curieuse, car chaque jour, à travers le monde, une multitude d’informations sont échangées entre les êtres humains, et par tous les moyens de communication. Tout se passe, comme si à un moment précis, dans une situation particulière, dans un pays donné ou chez une population donnée, une information banale s’enflamme défiant toutes les lois de la raison.

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TAO TE KING LIVRE 1 POÈME 2

Dans le monde, lorsque tous les hommes ont su apprécier la beauté (morale), alors la laideur (du vice) a paru. Lorsque tous les hommes ont su apprécier le bien, alors la mal a paru. C’est pourquoi l’être et le non-être naissent l’un de l’autre.
Le difficile et le facile se produisent mutuellement.
Le long et le court se donnent mutuellement leur forme.
Le haut et le bas montrent mutuellement leur inégalité.
Les tons et la voix s’accordent mutuellement.
L’antériorité et la postériorité sont la conséquence l’une de l’autre.
De là vient que le saint homme fait son occupation du non-agir.
Il fait consister ses instructions dans le silence.
Alors tous les êtres se mettent en mouvement, et il ne leur refuse rien.
Il les produit et ne se les approprie pas.
Il les perfectionne et ne compte pas sur eux.
Ses mérites étant accomplis, il ne s’y attache pas.
Il ne s’attache pas à ses mérites ; c’est pourquoi ils ne le quittent point.

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LAO TSEU, TAO TE KING, LE LIVRE DE LA VOIE ET DE LA VERTU : LIVRE 1, POÈME 1

La voie qui peut être exprimée par la parole n’est pas la Voie éternelle ; le nom qui peut être nommé n’est pas le Nom éternel.(L’être) sans nom est l’origine du ciel et de la terre ; avec un nom, il est la mère de toutes choses. C’est pourquoi, lorsqu’on est constamment exempt de passions, on voit son essence spirituelle ; lorsqu’on a constamment des passions, on le voit sous une forme bornée.
Ces deux choses ont une même origine et reçoivent des noms différents. On les appelle toutes deux profondes. Elles sont profondes, doublement profondes. C’est la porte de toutes les choses spirituelles.

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