Sherlock Holmes : pourquoi un tel succès ?

 

silhouette Holmes

Conan Doyle expliqua que c’est en assistant au cours du professeur Bell, qu’il eut l’idée de son  personnage. En effet ce professeur par la simple observation de patients pouvait deviner leur maladie. Beaucoup d’étudiants ont assisté au cours du professeur Bell, mais un seul devint Conan Doyle. En réalité le succès de Conan Doyle doit avant tout à son génie  propre. Aussi l’analyse qui suit n’est qu’une tentative de comprendre un succès qui dure depuis plus d’un siècle.

Le nom du héros

Holmes est un nom lisse qui rassure. C’est plus le nom d’une personne ordinaire tel un ami de café ou son comptable habituel, que d’un détective. Une personne qui s’appelle Holmes ne peut être qu’inoffensive. À l’inverse Sherlock est un nom de feu et de guerre. L’association de ses deux noms peut contribuer à créer une sorte d’emblème.

Les personnages clefs.

Le docteur Watson est le symbole de l’amitié masculine sans faille, qui ne faiblit pas malgré les années. C’est un homme intègre et honnête. C’est le symbole de l’ami que l’on voudrait tous avoir.
Le fait que ce soit lui le narrateur donne aux récits un aspect nostalgique. Son intelligence ordinaire fait ressortir par contraste celle hors du commun de Sherlock Holmes. Le génie de Conan Doyle est de ne pas en avoir fait, un faire valoir de Sherlock Holmes.
Madame Hudson : elle constitue une sorte d’arrière-plan, figure de la dame discrète et bienveillante.
Elle a également pour rôle de rassurer le lecteur.
La combinaison de Baker Street et de madame Hudson, crée une sorte de nid douillet où le lecteur pénètre comme s’il pénétrait dans un chez lui immuable et agréable.

Les autres personnages

Mycroft, le frère de Holmes à l’intelligence immense. Le génie de Conan Doyle et de ne pas lui avoir donné une grande présence pour ne pas créer une Sherlock Holmes bis.  Irène Adler la Femme selon Sherlock Holmes. La aussi l‘auteur à éviter le piège de créer un clone féminin de Sherlock Holmes

Le professeur Moriarty

Ce personnage aurait pu être le point faible de Conan Doyle s’il était apparu de façon répétitive. La présence trop marquée d’un antagoniste, peut induire très rapidement une lassitude, voir rendre les récits prévisibles. Conan Doyle évita cet écueil.

Le style narratif de Conan Doyle

Conan Doyle entre directement dans le vif du sujet sans fioriture.  Ses descriptions se font par petites touches efficaces. En une ou deux phrases, le lecteur à l’impression d’être en compagnie des personnages.
Le style de Conan Doyle est suggestif, il crée une atmosphère plus qu’il ne la décrit. Le lecteur s’adapte à cette ambiance suggérée selon sa fantaisie du moment.
Les histoires présentées par Conan Doyle sont somme toute simples et classiques, tunnel pour voler une banque, vengeance après une trahison, retour d’un ancien complice. C’est la façon de les raconter qui est surprenante. L’auteur commence son récit par un fait insolite qui attire la curiosité du lecteur qui désire n savoir plus sur ce mystère.
La même racontée de façon linéaire par un autre auteur ne présenterait pas le moindre intérêt.
C’est là un don de conteur que peu d’écrivains maitrisent

Les brillantes déductions de Sherlock Holmes

C’est une des grandes caractéristiques du héros. Les lecteurs sont toujours ravis de la trouver. C’est une des difficultés à laquelle se heurtent tous ceux qui ont écrit des adaptations  Sherlock Holmes.

 

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Forget Marc Aurèle

 

 

 

 

 

 

Un philosophe très médiatique nous explique tout le bien que lui procure la lecture de «  pensée pour moi même » de Marc Aurèle. Je ne comprends pas cette référence à un homme mort depuis des siècles. La pensée philosophique  s’est-elle arrêtée à cette époque si lointaine ? Du reste cet homme et empereur est présenté comme l’un des plus grands stoïciens. Comprenez un des plus grands philosophes. Si Marc Aurèle à participer à la décapitation de saint Justin et de ses compagnons, alors il est à mes yeux un vulgaire assassin.  Ce qui revient à dire que cet empereur se contredit avec sa propre philosophie selon laquelle tout a une place dans le cosmos, même la bave du sanglier. Mais pas la vie de saint Justin. Mais en fait, ce qui me navre, c’est qu’on prête aux pensées de cet homme une valeur universelle. Je me méfie des pensées de personnalités puissantes, qui ne sont pas adaptées à la plupart d’entre nous.  Ils induisent l’idée qu’il suffit d’appliquer leurs  pensées  pour devenir des célébrités  comme elles (ou du moins réussir). On aura beau lire et méditer les pensées de Marc Aurèle, cela ne changera en rien a notre condition. La même chose s’applique aux paroles de Thomas Jefferson. Quand on arrive au sommet de la réussite, il est facile de donner des conseils aux plus faibles. Ces faibles seront-ils pour autant de futur empereur ou président  ou ministre ? En fait si le travail et le sérieux sont essentiels comme le préconisent à tout vent les puissants, beaucoup de réussites sont le fait d’opportunisme, de relation, de richesse…
Il serait peut-être  intéressant de savoir par quels moyens ces grands penseurs sont parvenus à ce grand couronnement. Est-ce par leurs pensées ? À moins  que ce ne soit leur succès qui construisit leurs pensées magnanimes.
D’un autre coté se référer à ces hommes d’une autre époque revient à figer sa pensée à des  siècles en arrière. Il est peut été temps d’oublier Marc Aurel,  Thomas Jefferson et tout les autres et d’explorer d’autres directions innovantes de la pensée. Mais pour cela il faudrait que les philosophes osent le faire.  Ce n’est pas demain la veille malheureusement.

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En bandoulière le chef d’œuvre d’Adamo

En bandoulière le chef d’œuvre d’Adamo

Homme discret et courtois Adamo me fit rêver durant mon adolescence.  « Mes mains sur tes hanches », « tombe la neige », « la nuit » sont des chansons de toujours. Pourtant son grand chef d’œuvre est « en bandoulière ». Adamo quitte ce ton doucereux, bon copain pour aller vers une chanson tragique tant par ces paroles  que par sa composition musicale. Une très belle chanson et un chef d’œuvre immortel.

 

En Bandoulière ♪

Que d’illusions, que de châteaux perdus, que de retours, le
front vaincu
Depuis que la vie m’a collé un rôle dans la comédie des
cœurs déçus
Je cueillais à tout vent des rires d’enfants
Je marchais le cœur en bandoulière

Un beau matin, très fier, j’ai eu vingt ans
On m’a dit « Écarquille les yeux! »
On m’a dit « Mon grand, voilà le monde
Ne nous en veux pas, fais de ton mieux »
Et depuis ce temps, je serre les dents
Moi qui avais le cœur en bandoulière

Il y a cette triste pagaille dont je dois sortir
Il y a cette immense muraille que je dois franchir
Et je la franchirai car je t’ai trouvée
Toi qui ne m’as pas jeté la pierre

Je t’ai trouvée avec tes yeux d’enfant, tu m’as offert ton
univers
Ton univers au chaud de l’insouciance et Dieu me damnera si
je te perds
Car je vis de tes joies et rien que pour toi
J’ai remis mon cœur en bandoulière.

 

 

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Quelques belles chansons françaises

Quelques belles chansons françaises

 

 Danielle Darrieux.

Premier rendez-vous

 

Théodore Botrel

La Paimpolaise

 

Paulus

En Revenant de la Revue – 1886

 

Bourvil

les crayons

 

Felix Mayol

La Paimpolaise

 

La Mattchiche

 

Mistinguette

Mistinguett  » Mon homme  » version 1938

 

 

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Ma dernière publication « À L’ORÉE D’UNE RUE.. »

Je remercie tous ceux qui ont acheté mes livres sur le site Amazon.fr.
Voici ma dernière publication « A l’orée d’une rue… »

Et si au plus profond du désespoir une rue ne s’ouvrait que pour vous !
Vincent Muller, jeune architecte strasbourgeois découvre subitement un soir au cours d’un diner avec ses amis, la futilité et la vanité de sa vie, en même temps il a des maux de tête. Commence alors pour lui une recherche pour trouver un sens à son existence. Sa quête le mène à une rue où il pense trouver une réponse à ses interrogations.
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Descartes: « mais quoi ce sont des fous », la réponse.

descarte-1En écoutant une conférence audio de Monsieur Luc ferry sur Descartes, j’apprends qu’une phrase «mais quoi ce sont des fous » à provoqué un débat philosophique interminable sur le sens de ce propos. J’ai toujours considéré les philosophes comme des gens sérieux s’occupant de choses sérieuses. Mais la, ça me laisse un peu dubitatif.
La réponse à leur interrogation me semble pourtant très simple.
Je vous expose tout d’abord un vieux film de série B. Dans ce film le héros est poursuivi par 60 gangsters. Il est pris dans un cul-de-sac face à tous ces tueurs. Il n’a aucune chance donc de s’en sortir. L’écran s’est éteint durant quelques instants, puis quelques étoiles. Et quand de nouveau, images et lumières sont revenues, les 60 malfrats étaient  tous étendus par terre raides morts, notre héros lui soufflait  la fumée du canon de son pistolet toujours vivant évidemment. Il a  à cette phrase. « C’est exagéré n’est-ce pas ».
C’est un procédé classique. Devant toute situation qu’on ne peut résoudre de façon logique,  on utilise une petite phrase de circonstance souvent amusante. Elle permet d’atténuer le côté exagéré de la situation.
Descartes a  procédé de la même façon. Lire la suite

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Petites affaires entre vertus, morales et passions 3 : Les paramètres d’un énoncé philosophique, le phénomène de clonage.

Pour ceux qui suivent mes écrits en dehors de mon blog, cet article vient en remplacement du précédent intitule :  petites affaires entre vertus, morales et : Les paramètres d’un énoncé philosophique.
Dans un monde qui devient violent, et où les passions et les intérêts  personnels l’emportent sur la raison et la morale, il m’a paru nécessaire de faire une mise au point  à travers cet article.
Il met en évidence l’erreur fréquente des philosophes, mais également des tenants de puissance intellectuelle, faire fi de la complexité  de la nature humaine. Emmètre une théorie philosophique qui tend à améliorer la condition humaine, sans en tenir compte, est une grave erreur. L’un des aspects de cette erreur est le phénomène de clonage. Cet article aurait du inaugurer les publications commencent il ya quelques mois. Mais il ne s’imposait pas au début.  Actuellement il est nécessaire. Lire la suite

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Petites affaires entre vertus, morales et passions 2: Quelques remarques supplémentaires.

Je détaille un peu plus la notion de morale telle qu’elle est vue en occident.
La morale peut se définir comme je l’ai dit dans le précédent article comme :
« le respect des autres avec une proportion de bienveillance voire de bonté. »
Un citoyen occidental ne nait pas porteur d’une morale « occidentale ». Il l’acquiert au fil de son éducation qui commence tout d’abord dans la famille, pour finalement se parfaire dans la société civile après un passage par la vie commune dans l’école.
Le stade d’apprentissage familial est une étape cruciale pour le devenir de l’enfant.
Le discours familial, celui-là même que l’enfant entend et dont il va s’imprégner, va conditionner une grande partie de l’éducation morale du futur citoyen. Sa répétition, son contenu sont autant d’éléments déterminants. Il est évident, que l’enfant nait dans une famille au hasard. Il peut ainsi naître dans une famille riche ou pauvre. Toutefois l’éducation morale et jusqu’à une certaine mesure, la même.
La première notion morale que l’enfant va intégrer est la politesse. Dans la famille française on insiste essentiellement sur les classiques formules : « s’il vous plait », « merci, « bonjour ». On insiste également sur le fait de ne pas mentir, de dire la vérité. Lire la suite

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Petites affaires entre vertus, morales et passions1: Les Préliminaires des petites affaires morales.

Avertissement tous les textes de ces articles font référence à la morale occidentale.

Les Préliminaires des petites affaires morales.
On peut définir la morale comme le respect des autres avec une proportion de bienveillance voire de bonté. Le respect des autres étant la base, le degré de bienveillance dépend des circonstances et de la personne. Ainsi si l’on considère la politesse et selon les circonstances, une personne peut dire bonjour au concierge de son immeuble et ajouter à cela un sourire de bienveillance pour signifier à cette personne de classe sociale souvent basse, quel compte (du moins aux yeux de cette personne) autant que n’importe qu’elle autre locataire.
Une autre personne jugera que le bonjour de circonstances est suffisant pour cette catégorie de personnel.
La morale est avant tout une affaire active, ce n’est aucun cas une soumission à une quelconque idéologie religieuse ou autre. La morale est également une affaire de jugement, de raison et d’intelligence personnelles. La morale n’est pas une affaire statique figée par une quelconque idéologie, au contraire elle évolue en fonction des grands bouleversements socioculturels. Lire la suite

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Adieu célestin, adieu mon ami, les larmes et les pas se perdent dans la nuit.

Adieu célestin, adieu mon ami, les larmes et les pas se perdent dans la nuit.

Je me souviens de ta silhouette  descendant  la rue, de ton jean et de ta chemise blanche.
Je me souviens de toi accompagnant  ta petite sœur et ton petit frère.
Je me souviens  de toi souriant  dès que tu rencontrais les amis.

Adieu célestin, adieu mon ami, les larmes et les pas se perdent dans la nuit.

Je me souviens de toi écoutant Pedro à l’ infini sur ce tourne-disque aux couleurs vives .
je me souviens de toi lançant ce cri secret ou ce sifflement, pour nous dire regardez ! Cela vaut la peine.
Je me souviens de toi, parler de Joselito à la sortie du cinéma Roxy.

Adieu célestin, adieu mon ami, les larmes et les pas se perdent dans la nuit.

Tes cendres mon ami, s’en sont allés rejoindre tes ancêtres  au gré des flots des océans.
Explorant ces contrées inconnues où tu seras loin de toutes ces souffrances.

Adieu célestin adieu, mon ami, les larmes et les pas se perdent dans la nuit.

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