Le romantisme musical allemand 2: l’amour du Rhin chez les Allemand, De Leipzig à Weimar, les allemands du Nord…

Le romantisme allemand fut une période fascinante. Ce n‘était pas cependant une période statique, se cantonnant  à la publication, la lecture  ou à l’écoute de quelque œuvres comme ce fut le cas ailleurs.  C’était une période en effervescence qui a touché la littérature, la peinture, la musique. Mais elle a également  engendré un mode de vie avec ses passions et ses excès.
Quelques éléments présentés ici seront au cœur de ce mouvement. Ce ne sont pas les seuls, mais ils ont leur importance.

Les Allemands du nord.

Ce sont des gens taciturnes,  pour qui le silence loin d’être un poids, est au contraire un besoin.
Durs avec les autres et avec eux-mêmes, ils sont résignés et fatalistes.
L’intellectualisme n’étant pas leur vertu, ils n’en subiront jamais la déformation.
Hommes généreux et honnêtes, ils repoussent  tout débordement et se contentent en toute circonstance d’une poignée de main. (Theodore Storm).
C’est dans cette région qu’est né Johannes Brahms et c’est avec cette mentalité qu’il va affronter le monde.
Les origines de Brahms seront déterminantes tant sur sa musique que sur son comportement.
Il sera toujours mal à l’aise dans les salons mondains,  et esquivera toutes les faveurs.
C’est lors de son voyage à Weimar, qu’il va rencontrer le hongrois Frantz Liszt, qui contrairement à Brahms, était entouré d’une cour de jeunes élèves et fréquentaient les salons. voir note

L’amour du Rhin chez les Allemands.

La suicideé du Rhin

Karoline Von Günderode: la suicidée du Rhin.

Le Rhin superbe en été, triste en hiver et mélancolique en automne, ne coule pas dans son lit, il coule dans les veines des Allemands.
Le Rhin bien personnel, de droit divin, est la sève qui s’insinue dans l’arbre du romantisme.
Le Rhin est la muse  des romantiques, leur échanson, mais également leur sépulture.
Il hante leur chant  engendre leur passion et leur patriotisme.
Cette importance du Rhin pour les Allemands est mal comprise dans notre pays qui malgré de beaux fleuves ne leur prête qu’une vertu géographique.
Schumann composera plusieurs lieder qui chantent le Rhin.
Hölderlin écrira dans un long poème Der Rhin : «  c’était la voix du plus noble des fleuves. Qui naît libre, le Rhin ».
Nicolaus Becker écrira un poème  Rheinlied, qi exaltera la passion patriotique allemande.
«  Ils ne l’auront (les français)  pas le libre Rhin ».
Ce poème au succès fulgurant sera mis en musique par de nombreux musiciens.
Schumann envahi par la folie entendra une musique divine qui provient du Rhin.   Est c’est dans ce fleuve qu’il se jettera.
Il faut citer le cas absolument touchant  de  Caroline Von Günderode, qui se poignarda sur le bord du Rhin vêtue de son linceul.

L’amour des Allemands pour la musique.

La musique en Allemagne  s’expose écrite sous forme de partitions dans les belles devantures des librairies,  elle s’épanouit vivante dans les concerts grandioses ou dans  de simples tavernes.
Mais elle est également  objet de passions et de querelles.
Les Allemands aiment la musique les Allemands son gourmands de musiques. Et il n’est pas rare de voir de petits villages monter un orchestre avec des petits moyens.
C’est du reste dans  des tavernes que Johannes Brahms avec son père Johann Jakob jouaient quelques airs pour des marins désabusés.

De Leipzig à Weimar : les conservateurs et les progressistes .

Leipzig grâce à Mendelssohn sera un éminent centre musical. Un centre conservateur et classique.
Toutefois à sa mort Leipzig  va se scinder en deux courants :
– un courant qui se réclame de Schumann sans pour autant que ce dernier en soit le chef. Il s’agit d’un courant moderne.
– un courant mendelssohnien tourné vers les classiques. Bach, Beethoven, Mozart
le second centre est Weimar (la jeune Allemagne) ou l’extraordinaire le généreux Liszt résidait, symbolisait le courant révolutionnaire et progressistes.
Ces deux centres  vont se chamailler durant des décennies contaminant le reste de l’Allemagne.

note: (Liszt virtuose hongrois est un homme étincelant d’une extrême générosité, s’élevant au-dessus de toute Jalousie, il favorisait les autres plus que lui-même).

 

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