Jean Jacques Rousseau : introduction à sa pensée politique, sociologique et éducative 2

Discours sur l’origine et les fondements de l’inégalité parmi les hommes. Partie 1.

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Avec le Discours sur l’origine et les fondements de l’inégalité parmi les hommes, Rousseau va introduire une nouvelle voie de pensée. Une pensée qui va initier les changements intellectuels de la société occidentale. Cette pensée est aussi importante dans sa portée que le cogito de Descartes. En effet, les deux pensées de Rousseau et de Descartes combinées vont permettre d’étendre les capacités intellectuelles vers des audaces impossibles auparavant. Cela va rendre possible une voie nouvelle dans la pensée philosophique. Une nouvelle voie qu’empruntera plus tard Emmanuel Kant.
Descartes nous invitait déjà à faire la table rase de toutes nos connaissances (de façon provisoire) pour finalement grâce au doute méthodique arriver à une vérité incontestable.
Rousseau va amorcer un autre bouleversement, celui de la définition liberté comme la faculté d’échapper à ce que nous somme supposer être.   C’est-à-dire que notre vie n’est gérée par aucun code ou norme ou instinct.
Les conséquences de l’association des idées de ces deux penseurs seront incalculables : acquisition de l’esprit critique, refus de l’argumentation d’autorité, refus des traditions, etc.

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Dans le second discours sur l’inégalité parmi les hommes Rousseau nous dit que contrairement aux animaux, nous pouvons aller au-delà de notre nature (instincts)  pour évoluer et changer. C’est la naissance de la pensée moderne.
Ce second discours s’articule autour de plusieurs axes :

  • une fiction sur l’évolution de l’homme et dans quelles circonstances il perd sa liberté : l’état de nature.
  • Quelle est la différence entre l’homme et l’animal.
  • La pitié comme vertu fondatrice de toutes les autres. (Cette idée malheureusement n’a pas été développée par les adeptes de Rousseau pourtant elle me semble majeures.)

Beaucoup de philosophes vont se gausser de Rousseau, railler sa pensée sur la pitié : « le mythe du  bon sauvage ».
En réalité, la pensée de Rousseau effraye, car elle implique la possibilité d’un changement radical de notre société. Il est connu que dans une société bien installée dans les traditions, les changements signifient également bouleversements que certains vont associer au chaos, mais surtout perte des privilèges.
La publication du second discours va provoquer un immense scandale et Rousseau sera obligé de s’enfuir pour échapper à l’emprisonnent. Il fera également l’objet d’une critique féroce non seulement de la part de Voltaire, mais également de la part des gens dits de « bien ».

Prochain post : la fiction de l’état de nature

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