Chants et souffrance de la Vendée.

Théodore Botrel : La Chasse Aux Loups.

Catherine Garret chante La Vendée Militaire – Jean Cottereau.

Parole de La Chasse Aux Loups:

Guêtres aux pieds, pennbaz  en main
Où donc vas-tu si bon matin ?
Où donc vas-tu si bon matin ?
Où donc vas-tu, mon Corentin ?

Tous nos gars ont pris rendez-vous, hou hou
Pour aller à la chasse aux loups, à la chasse aux loups

Pourquoi n’as-tu donc pas aux pieds
Pourquoi n’as-tu donc pas aux pieds
Tes lourds sabots de châtaignier
Mais tes fins et légers souliers ?

Nous avons à forcer les loups, hou hou
Chaussés de bons souliers à clous, de souliers à clous

Souperez-vous donc dans les bois
Souperez-vous donc dans les bois ?
A ta boutonnière, je vois
Ta vieille cuillère de bois

Après avoir chassé les loups, hou hou
Nous mangerons la soupe aux choux, la soupe aux choux

Mais pourquoi donc as-tu cousu
Mais pourquoi donc as-tu cousu
Sur ton c?ur le c?ur de Jésus,
Mis ton chapelet par-dessus ?

C’est qu’avant de traquer les loups, hou hou
Ils devront se mettre à genoux, se mettre à genoux

Et que vas-tu chasser ainsi
Et que vas-tu chasser ainsi
Avec le couteau que voici,
Sans emporter ton vieux fusil ?

Ne sais-tu donc plus que chez nous, hou-hou
C’est au couteau qu’on sert les loups, qu’on sert les loups ?

Adieu, mon ami Corentin
Adieu, mon ami Corentin
Va t’embusquer dans un ravin
Au fond du hallier vendéen

Quand, la nuit, hurleront les loups, hou hou
Fais ta prière et pense à nous, et pense à nous.

***********************************************************

Jean Cottereau.

1- Jean Cottereau disait à ses soldats :
« Mes gâs !
Laissez-là vos fusils trop lourds,
Emmanchez vos faux à rebours :
Nous allons faucher les « regains »
Dans les champs des Républicains ! »
Hou ! hou ! hou !
C’est le cri des hibous !
Egaillez-vous !

2- Jean Cottereau disait à ses soldats :
« Mes gâs !
Avez-vous soif ? Avez-vous faim ?
Dieu nous envoie un souper fin
Buvez la pluie, humez le vent,
Serrez la boucle et « En avant ! »
Hou ! hou ! hou !
C’est le cri des hibous !
Egaillez-vous !

3- Jean Cottereau disait à ses soldats :
« Mes gâs !
Vous regrettez, me dites-vous,
Le son des cloches de chez nous ?…
Pour Dieu ! que vous faut-il de plus :
Le canon sonne l’Angelus !…
Hou ! hou ! hou !
C’est le cri des hibous !
Egaillez-vous !

4- Jean Cottereau disait à ses soldats :
« Mes gâs !
Ne tirez jamais sur un Bleu
En train de prier le bon Dieu :
Au lieu d’aller chez les « Maudits »
Il irait droit en Paradis ! »
Hou ! hou ! hou !
C’est le cri des hibous !
Egaillez-vous !

5- Jean Cottereau disait à ses soldats :
« Mes gâs !
Puisque l’on a plus de sabots,
Allons chercher ceux des « patauds »…
Tant mieux s’ils sont Quatre contre Un :
Nous aurons huit sabots chacun !… »
Hou ! hou ! hou !
C’est le cri des hibous !
Egaillez-vous !

6- Jean Cottereau disait à ses soldats :
« Mes gâs !
Les Bleus m’ont fait le beau cadeau
De sept, huit balles dans la peau :
Encor deux ou trois, s’il leur plaît,
Que je m’en fasse un chapelet !.. »
Hou ! hou ! hou !
C’est le cri des hibous !
Egaillez-vous !

7- Jean Cottereau disait à ses soldats :
« Mes gâs !
Laissez les femmes pleurnicher
Et courez vite me venger !
Vivez et mourez, comme moi,
Pour votre DIEU, pour votre ROI !
Hou ! hou ! hou !
C’est le cri des hibous !
Egaillez-vous !

***********************************************************

Jean Cottereau.

Hou, hou, c’est le cri des hiboux,
Égaillez-vous

Jean Cottereau disait à ses soldats, mes gars ! (bis)

Laissez là vos fusils trop lourds
Emmanchez vos faux à rebours

Dans les champs des Républicains
Avez-vous soif ? Avez-vous faim ?

Dieu vous envoie un souper fin

Buvez la pluie, humez le vent,

Serrez la boucle et en avant !

Vous regretterez me dites-vous
Le son des cloches de chez nous ?

Pour Dieu que vous faut-il de plus ?
Le canon sonne l’angélus.

Ne tirez jamais sur un bleu
En train de prier le Bon Dieu

Au lieu d’aller chez les maudits
Il irait droit au Paradis.

Puisqu’on n’a plus de sabots
Allons chercher ceux des patauds

Tant mieux s’ils sont quatre contre un
Nous aurons huit sabots chacun!

Les bleus m’ont fait le beau cadeau
De sept, huit balles dans la peau

Encore deux ou trois s’il leur plaît
Que je m’en fasse un chapelet

Laissez les femmes pleurnicher
Et courez vite me venger

Vivez et mourrez comme moi
Pour votre Dieu, pour votre Roy.

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