Jean Jacques Rousseau : introduction à sa pensée politique, sociologique et éducative 1

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C’est une bien étrange haine envers Jean Jacques Rousseau  qui dure depuis des dizaines de décennies, et qui se nourrit de colportage de prétendues critiques littéraires plutôt que de l’étude de son œuvre.
Jean Jacques Rousseau sera traité de malfaiteur, de dément, de fauteur de trouble. Que cette haine provienne de quelques obscurs écrivains pourquoi pas. Mais qu’elles proviennent de personnes telles que Paul Bourget cela dépasse le bon sens. Lire la suite

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Le monde désuet et farfelu de Pim Pam poum.

Pim pam poum Animaux à sornettes

Tout au long du siècle dernier, parmi les grands moyens de distraction des enfants, il faut citer la bande dessinée. Au début du siècle les planches étaient souvent en noir et blanc, avec parfois une page sur deux en couleurs. Malgré tout, cela contribuait à la joie de millions d’enfants de contrées diverses.
Parmi les personnages célèbres, il faut mentionner les deux frères Poum et Pam qui à coup de farces vont faire rire aux éclats, à travers les continents, plusieurs générations de lecteurs grands et moins grands.
Pourquoi un tel succès, puisque après tout il s’agit de farces qui se répètent. Lire la suite

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Le monde perdu (et fantastique) des camelots 1

presse_crieurAu 19ème siècle, sur les trottoirs, en face des gares, dans les places publiques, va prospérer une catégorie hétéroclite de citoyens : les camelots.
C’est un ensemble disparate qui compte, les crieurs de journaux, les vendeurs de feuilles d’évènements, les vendeurs de musique sur papier, les vendeurs de portraits, les vendeurs d’objets plus ou moins utiles, les chanteurs de rue *.
Ils font partie d’un monde actif, souvent très tôt le matin, qui capte l’attention, par sa harangue, ses boniments, ses gesticulations, son humour. Mais également par le rêve qu’il provoque en nous le temps d’un moment. Lire la suite

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Emmanuel Kant: Introduction à sa pensée philosophique 5: Aperçu de la morale kantienne

Kant

« De tout ce qu’il est possible de concevoir dans le monde, et même en général hors du monde, il n’est rien qui puisse sans restriction être tenu pour bon, si ce n’est seulement une bonne volonté. L’intelligence, la finesse, le jugement, et les autres talents de l’esprit, de quelque nom qu’on les désigne, ou bien le courage, la décision, la persévérance, comme qualités du tempérament, sont sans doute choses bonnes et souhaitables à bien des égards ; mais ces dons de la nature peuvent aussi devenir extrêmement mauvais et funestes si la volonté qui doit en faire usage, et dont les dispositions propres s’appellent pour cela caractère n’est pas bonne. …..
La modération dans les affections et les passions, la maitrise de soi, le calme dans la réflexion ne sont pas seulement bons à beaucoup d’égards, mais parait même constituer une partie de la valeur intrinsèque de la personne ; cependant, il s’en faut de beaucoup qu’on puisse les considérer comme bonnes sans restriction (malgré la valeur inconditionnée que leur ont conférée les anciens). Car sans les principes d’une bonne volonté, elles peuvent devenir extrêmement mauvaises,… » (Kant fondement de la métaphysique des mœurs.).

Dés la première page des fondements de la métaphysique des mœurs, Kant va provoquer une rupture avec la cosmologie grecque.
Une rupture aussi importante que le fut à son époque le bouleversement apporté par Galilée.
La morale n’est plus une affaire de dons naturels ou de vertus innés, puisque ces dons malgré les valeurs que leur accordaient les Grecs anciens, peuvent être mis indifféremment au service du bien ou du mal.  Ce qui compte réellement selon Kant c’est une bonne volonté. Lire la suite

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L’infinie douceur et les magnifiques couchers de soleil de la ville de Safi.

Tout se passe comme si la ville de Safi est inexistante au Maroc. Pourtant il s’agit de la plus authentique, de la plus ancienne, de la plus prestigieuse et de la plus belle ville du Maroc. Avec ses magnifiques couchers de soleil, ses magiques arcs en ciel, ses milliers d’arbres et son océan majestueux, elle est la plus paisible ville du royaume.
L’unique ville où vous pouvez vagabonder au gré de votre fantaisie sans être dérangé par le brouhaha.
C’est la ville natale de Michel Galabru, de Samy al Maghrabi, Edmond Amran El Maleh et bien d’autres.
Pour le plus grand bonheur des âmes simples, elle est ignorée des touristes qui ne font qu’y passer sans jamais prendre la peine de la découvrir, préférant la cacophonie des villes voisines.  Seuls quelques initiés y viennent religieusement pour passer quelques jours de repos, de retrouvailles de soi-même, et de retour à ces valeurs simples largement oubliées.

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Dimanche à Orly, le chef d’œuvre de Gilbert Bécaud.

 Dimanche à Orly Gilbert Bécaud. 1963

C’est la plus belle chanson de Gilbert Bécaud et en même temps la moins connue.
Les paroles sont simples et s’harmonisent parfaitement avec une mélodie également simple.
Le génie de Bécaud est d’avoir créé une atmosphère magique nostalgique. On image aisément l’enfant quittant les HLM tel un promeneur solitaire, puis laissant vagabonder ses rêveries le long de l’aéroport d’Orly
On imagine également l’enfant devenu adulte, qui rêve encore à ces moments simples où à Orly, il rêvait non pas à des cadeaux précieux, mais tout simplement au vol des avions vers des pays imaginaires.
Avec dimanche à Orly, Becaud est non seulement un poète, mais un poète qui fait ressurgir nos rêves d’enfants.
Belle nostalgie monsieur Bécaud et merci pour nous faire rêver.

Version de Bécaud 1963.

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Emmanuel Kant: Introduction à sa pensée philosophique 4: Les fondements de la morale kantienne.

Kant

Il faut bien comprendre l’ampleur du désarroi de l’occident après la chute de la cosmologie grecque et le recul de la religion chrétienne.
Désarroi qui va être accentué par les découvertes et la révolution scientifique qui vont mettre en pièce l’idée d’un cosmos ordonné et rassurant.  À sa place se met en place un univers chaotique et infini. Univers qu‘évoque le livre d’Alexandre Koyré « du monde clos à l’univers infini ».
Sous la cosmologie grecque, l’homme recherchait son salut, sa morale, dans un ajustement au cosmos.
Sous la religion chrétienne, c’est par l’obéissance aveugle à une autorité religieuse que l’homme accède au salut.
Dans tous les cas, l’homme n’est pas l’artisan de son destin.  Lire la suite

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La naissance de la démocratie à Athènes au Ve siècle av. J

Pnyx

Avec la chute du tyran Hippias va naitre à Athènes du Ve siècle un autre art du pouvoir politique basé sur des règles sophistiquées et éclairées : les Athéniens viennent de créer la démocratie.
C’est à Clisthène qu’on doit les réformes démocratiques. Il est fort possible que la sagesse philosophie  de son époque ait inspiré et ait conduit Clisthène  à la réflexion sur une reforme qui puisse définitivement écarter les risques de servitude du peuple athénien.

La démocratie: signifie que la souveraineté appartient à tout le peuple.
En particulier, cette souveraineté doit être étendue au petit peuple, par opposition à la souveraineté des miliaires, propriétaires fonciers et  aristocrates qui se partageaient le pouvoir sous les anciennes tyrannies.
Pour éviter le retour de tyrans tel que Hippias ou l’usurpation d’un pouvoir par un groupe, les Athéniens vont mettre en jeu des dispositifs efficaces. Lire la suite

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Les philosophes Anglo-Saxons du XVIIIe et XIX siècle 7: Introduction sommaire à l’utilitarisme.

utilitaireIntroduction sommaire à l’utilitarisme.
La philosophie anglo-saxonne va constituer un élément majeur de la pensée européenne du 19e siècle. Elle le doit essentiellement à l’introduction d’une conception nouvelle de la morale : l’utilitarisme.
Bien que l’utilitarisme ne soit pas né en pays anglo-saxon, c’est bien là qu’il va s’épanouir grâce à des acteurs tels que William Godwin, Jeremy Bentham ou John  Stuart Mill.
La conception utilitaire de la morale s’oppose à la conception chrétienne et spécialement celle dite kantienne.  Lire la suite

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Les philosophes Anglo-Saxons du XVIIIe et XIX siècle 6: William Godwin père l’utilitarisme ?

William Godwin

William Godwin et l’utilitarisme.

Rappel :

« An Inquiry concerning Political Justice » est la grande œuvre de William Godwin. C’est un livre éclatant dont la finalité est une communauté pacifiée de personnes sans autorité oppressive et qui repose sur l’altruisme vertueux.
Ce livre s’articule autour de grandes pensées extrêmement avancées par rapport à leur époque. L’une des caractéristiques de ces pensées outre leur génie est de s’opposer aux idées majeures du christianisme.
Il ne faut pas voir Political Justice comme une œuvre politique, mais comme une œuvre qui veut reformer la vie civile. Lire la suite

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